Un père de famille nombreuse, que personne n’a vu venir!

Mon nouveau copain J-F Quessy m’a envoyé un commentaire hier pendant une discussion sur fb, genre “J’aurais bien aimé te lire et en savoir plus sur ta vie de papa et de famille“… ben coudonc!

Ouais parce que c’est ben beau être un blogueur du début des temps, et un gars impliqué dans sa famille nombreuse, j’ai “jamais” écrit quoi que ce soit sur ma famille.

Premièrement parce qu’on a jamais rien à dire sur la famille, et parce que je ne vais pas dépenser de l’énergie à raconter une vie pas mal ennuyante à gros max les deux fans que j’ai… qui ont rien qu’à passer à la maison pour voir ce qui se passe… 🙂

Vous connaissez “Bienvenue chez les Groulx”… la famille de 8 kids sur Canal Vie… ben quand ils ont évalué faire une suite à leur émissions, le gars du planning m’a demandé si on était intéressés à faire une version, pour divertir leur public.  Ma réponse a été instantannée… “dafuk, j’arrive même pas à trouver des raisons pour faire des photos de famille, imaginez nous filmer pour faire des émissions de tv”

T’sais, moi faire semblant devant la tv ou sur un blog, pour dire que ma famille est merveilleuse, sympatique, heureuse et divertissante… Voilà, c’est fait.. une phrase.  rien d’autre à dire!

ben oui, chu plate… 🙂

J’ai aucun talent pour raconter ma famille et rendre les choses intéressantes, ça vaut même pas la peine de chercher.  Y a bien mon amie de longue date Adrienne Hedger qui a réussit à mettre sur comic quelques épisodes de ma vie de famille, dans ses débuts… mais à part raconter la même affaire que tout le monde, soit des boutes comiques qu’on vit en famille… j’ai rien de particulier qui vaudrait la peine d’avoir un fan club… 🙂

et oui j’ai encore ma boite de cables d’ordi inutiles dans le sous-sol… touchez-pas!

l’épuisement parental, c’est quoi?

Cette année seulement, plus de 50 grands articles dans les médias ont été consacrés à la fatigue, la dépression ou l’épuisement parental. C’est la mode, direz-vous, puisque de plus en plus d’études sont faites sur l’état émotionel des parents.

Alors puisque je suis un parent “expert”, j’ai tenté de couvrir la question et ses aboutissants, puisque la fatigue et l’épuisement font partie intégrante de ma vie depuis une vingtaine d’année… de part ma condition de santé, ça vient tout seul… mais ça ne parrait pas parce que je combat toujours ce qui peut m’empêcher de m’occuper et protéger mes enfants. Alors…

… avant la définition et les solutions pour en venir à bout, un exemple concret… nous allons faire le même exercice tous ensemble et détecter qui en est atteint.

SI vous avez un ou des enfants, et que vous en avez la charge sans autre emploi – c’est à dire un parent à la maison – vous pouvez suivre l’exercice et tenter de voir si vous être sur le bord de l’épuisement ou tout bonnement un mort-vivant de la parentalité… 🙂

cet exercice, il peut se faire dans votre tête en quelques secondes, mais certains voudront le tenter en temps réel à la maison, et c’est tant mieux.

Voilà, les enfants sont maintenant à l’école depuis quelques jours… c’est à votre tour de penser un peu à vous, et comme dans votre tendre enfance, dès qu’il y a une pause dans la maison, vous voulez faire des plans pour remplir vos journées.

Alors prennez quelques secondes, et démarrez votre entreprise à la maison.  N’importe laquelle, lancez vous. Et travaillez sur ce projet pendant 24 heures…

on s’en reparle demain soir!

Pour combattre l’intimidation, apprenez à votre kid à faire son ménage.

Comment éviter aux ados le piège de la comparaison.  Ça c’est le dernier sujet d’une revue pour ados et parents, “Parenting Teens and Tweens”, qui parle de la comparaison qui fait que les ados se sentent dépressifs et dépréciés de la vie…

Vous savez, le genre “regarde, Joanie est plus belle que toi“, ou “tcheck l’autre qui sait pas écrire comme tout le monde“, ou “tu feras jamais rien de bon, regarde ton frère lui y a des bonnes notes“…

Ben oui, ça arrive à tout le monde de se faire comparer.

Certains parents se sentent coupables de laisser leurs jeunes dans un monde où les comparaisons peuvent mener à l’isolement, l’intimidation, et qui peut mener au suicide dans certains cas.

Le but de cet article, comme bien des articles sur l’intimidation, c’est de créer autour de l’ado un environnement valorisant qui lui évite de se sentir comparé en quelque point que ce soit.

BRAVO…

Sérieux, comment pensez-vous que votre enfant “dans la ouatte” va faire pour affronter la vie adulte si vous lui facilitez tout?  Si vous vivez votre vie de parent à surprotéger votre enfant, comment pensez-vous qu’il va vivre sa frustration rendu adulte?  sur votre dos.  Dès qu’il sera parti de la maison, ça va être de votre faute si ça va mal.

C’est pas vrai que d’entendre des comparaisons blessantes ça mène à la dépression.  Ce qui mène à la dépression c’est de ne pas savoir réagir face aux comparaisons.

La comparaison la plus connue:  T’es gros, T’es grosse…

OK, so what?!… 25% de la population vit de l’obésité rendu à l’adolescence.  T’es le gars ou la fille grosse de la classe… tu fais 200 lbs pour 5 pieds.  T’es grosse, c’est un fait.  Pourquoi tu te sens blessée d’entendre dire ça?  Pourtant si quelqu’un a les cheveux bruns on s’offense pas de se faire dire “T’as les cheveux bruns”… UN FAIT.  concrétise la situation, et arrêtes de te sentir offensé à chaque fois que quelqu’un tente de t’insulter, pis ça va donner que tu te sentiras pas insulté.  Si tu sais qui tu es, tu resteras égale à la personne qui tente de te diminuer par l’insulte.

C’est pas vrai que de dire la vérité c’est offensant.  C’est plus les commentaire stupides de parents qui disent “C’est pas vrai que t’es grosse”… ÇA C’EST UN PROBLÈME… parce que vous cachez la vérité.  Vous empêchez votre enfant de constater la vérité, mais surtout, vous lui faites croire ce qui n’est pas.  Un gros, c’est un gros.  Il va apprendre à vivre avec sa grosseur après être parti de la maison, mais surtout à l’intérieur de l’école pendant qu’à la maison vous lui dites que c’est pas vrai.  PARENT CRÉTIN.

Même chose pour les parents qui insistent sur le fait de promouvoir l’excellence et qui oublient de promouvoir la remontée de quelqu’un qui n’excelle pas.  On se plante tous dans la vie.  On commence tous dans la vie.  Mais si un parent récompense sans arrêt la performance et qu’il puni les défaites, ça montre à l’enfant qu’il n’est rien de bon si il se plante.  Et si on additionne les échecs parce que tout le monde peut avoir une période défaite, on n’entend que les commentaires désobligeants d’un parent qui s’attend à la performance et qui ne lance que des invectives de défaite.  Ce que l’enfant apprend à faire?  abandonner.

Même chose pour les parents qui engueulent toujours leur enfant qui ne fait pas le ménage de leur chambre… sans jamais avoir entrainé leur enfant à le faire.  Les routines, c’est de l’entrainement.  On ne peut dire à un enfant “range ta chambre” si il n’a pas été habitué à le faire de façon régulière.  C’est la même chose pour le brossage de cheveux ou de dents, hein…

En apprenant par exemple à ranger sa chambre à tout jeune âge, l’enfant apprend à répéter des trucs dont il n’est pas encore écoeuré.  L’enfant qui apprend à ranger sa chambre et en se faisant montrer pourquoi c’est important, apprend en même temps à prendre soin des choses qui l’entoure; l’environnement, la santé de soi et des autres, la compassion et le don de soi.  Parce que oui, lorsque tout petit on apprend à faire le ménage, on va aider plus tard ceux qui n’arrivent pas à le faire… Parce qu’on comprend c’est quoi faire le ménage, les difficultés et la fatigue et surtout le désagrément de vivre dans un lieu mal entretenu.

Lorsqu’on apprend à faire son ménage, on apprend aussi à se faire dire que le travail est mal fait et qu’il faut recommencer ou terminer ce qui reste.  La persévérence, c’est comme ça que ça s’inculque.  Le but n’est pas d’atteindre l’excellence, mais d’atteindre la fin de l’exercice.  L’Excellence ça s’apprend en se comparant soi-même aux autres et en constatant qu’on peut faire mieux que soi et parfois que les autres.  Et apprendre ce qu’est l’excellence quand on fait des efforts, ça ne veut pas dire avoir un désir profond d’excellence, ça veut dire être capable de voir la différence, et faire des choix vers la finalité ou l’excellence.

Parce que ce n’est pas vrai qu’on doit être excellent partout.  Par exemple comme parent.  Nos enfants ne veulent pas qu’on soit excellent… ils ne nous comparent à personne… parce qu’on ne leur a pas montré à se comparer, mais bien à vivre avec ce qu’on est.  Nos enfants ne veulent pas qu’on soit plus performant que le parent d’à côté.  Nos enfants veulent qu’on les aime et qu’on fasse de notre possible.  D’ailleurs, faire de notre possible c’est beaucoup plus valorisant que d’être excellent lorsqu’on est un parent, parce qu’on sait que parfois pour faire cool, on peut tenter de se dépasser et réussir ce qu’on n’avait pas réussi avant.

Etre excellent, être sans comparaison, ne jamais entendre d’insulte dégradante, ça mène où?  Ne jamais se faire dire “tu t’es amélioré, je suis fier de toi”, ça ne mène nulle part, parce que l’être humain est fait de challenges et de comparaison.  Se dépasser, avoir une mission, être combatif, ça c’est intéressant.

Alors arrêtez de protéger votre enfant de la comparaison.  Au contraire, donnez-lui les outils pour se battre.  Une parole mal placée vaut bien une réponse bien placée.  “So what!” comme disent les anglaises…

Ici, la phrase qui tue les voisins quand je parle à mes enfants… “t’as pas fini de faire la nouille?” … oui oui, y en a qui pensent que ça dégrade l’enfant.  La réponse de mes enfants?… “je ne suis pas fait en pâte, je ne suis pas une nouille”…

Ou bien la phrase fétish de la maison “Heille les Mongols!”… tout le monde se retourne, dans l’autobus, les magasins, l’école… sauf mes enfants.  Mes enfants sont fiers d’être les dignes enfants d’un roi mongol… Les Mongols, ce peuple qui a fondé le plus grand Empire de tous les temps.

Petit fait cocasse, la première fois que ma belle-mère a fait face à mon ironie, c’est à sa première visite chez moi, lorsque après avoir appellé les enfants, je les ai traités de “cabochons”.. insulte parmis les insultes québécoises lorsqu’on parle d’un enfant malcommode, idiot…non?

Alors pourquoi le Larousse dit

Définitions : cabochon – Dictionnaire de français Larousse

Définitions : cabochon – Dictionnaire de français Larousse

cabochon – Définitions Français :

  • Pierre fine à face supérieure arrondie et polie, non taillée à facettes.

Source: www.larousse.fr/dictionnaires/francais/cabochon/11898

 

Parce que oui, mes enfants sont des pierres précieuses, fines, qui demandent soins et bienveillance… sinon ils se discippent.  Oui oui… des faits, au lieu de se sentir offensé de tout.

Alors apprenez à votre enfant à faire le ménage de sa chambre au lieu de lui apprendre à fuire devant les insultes.

Merci à P!nk qui nous offre souvent des chansons qui démontrent clairement ce qui est couvert par mes articles!